HISTOIRE et critique LITTÉRAIRES

 

 

Dans cette collection, les éditions du bourg accueilleront des travaux de recherche spécialisés, des essais et des synthèses – pas de courant ni d'école : seuls comptent l'attention à la voix et à la personnalité des grands auteurs des littératures française et étrangère.

Pierre Grouix
FERME DU BOIS CLAIR
Céline, Danemark, 1948-1951

254 p., broché, 24 € (175 DKK)

ISBN 978-2-490650-03-3

En 1945, à la suite d’une traversée rocambolesque et tragique de l’Allemagne à bombes et à sang, Louis-Ferdinand Céline, son épouse Lucette et leur chat Bébert passent plus au nord. Ils vivront six années au Danemark, dont les trois premières à Copenhague, où Céline séjournera à la prison de Vestre Fængsel. En 1948, l’avocat de Céline, Thorvald Mikkelsen, convie le couple à séjourner à une centaine de kilomètres de la capitale, à l’autre bout du Seeland. C’est un domaine paradisiaque en été qu’il a hérité de son père, non loin du port de Korsør, à Klarskovgaard, littéralement « Ferme du bois clair ». Céline vivra trois ans dans ce très bel endroit pourtant décrit par lui comme un morne enfer. Entamé sur place dans le cadre d’une résidence d’écriture, à l’invitation de la Fondation Paule Mikkelsen, ce livre est une approche géographique et littéraire de ces années-là. Le lecteur y découvre la vie domestique des Destouches, leurs incursions à la ville, mais aussi le chien-loup Bessy et la bibliothèque du maître des lieux, que fréquenta assidûment Céline. Plus largement, par les échanges de l’écrivain avec ses correspondants et ses visiteurs, ou à travers le portrait que fait de lui la presse locale de l’époque, c’est tout le rapport de Céline avec le Danemark, les Danois, et leur langue qui est évoqué par cet ouvrage.

Pierre Grouix, poète et traducteur des langues scandinaves est né en 1965 à Nancy.

Pierre Grouix, en février 2019, à Paris

"Après avoir lu ce livre, les céliniens ne confondront plus Klarskovgaard et Korsør, ni Fanehuset  et Skovly. Ferme du bois clair passe au peigne fin  les moindres petits faits  de ce que fut la vie de l'écrivain en exil . Cet ouvrage confine à l'enquête biographique la plus rigoureuse où les détails les plus ténus font sens" (Marc Laudelout, Le Bulletin Célinien, n° 416, mars 2019)

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Pierre Grouix, février 2019
Les Académiciens de mon temps Du Camp Recto.jpg

Maxime Du Camp

Les Académiciens
de mon temps


648 pages, broché, 39 €
ISBN 978-2-490650-15-6

 

Au fil du XIXe siècle, de Barbey d’Aurevilly jusqu’à Daudet, de nombreux textes consacrés à l’Académie française sont marqués par un vif ressentiment à l’égard de l’institution et de ses membres. Mais qu’en est-il de la littérature « académicienne », à commencer par celle que les pensionnaires de la Coupole ont consacrée à leur propre maison ?  Élu le 26 février 1880, Maxime Du Camp offre avec Les Académiciens de mon temps, un travail rédigé entre 1882 et 1893, une passionnante galerie de portraits qui tourne à la biographie collective. Il présente une véritable tranche de vie académique permettant de saisir, de l’intérieur, les logiques qui commandent à l’existence d’une institution essentiellement tendue vers sa propre reproduction mais dont la place est centrale dans le champ littéraire de l'époque.

 

Homme de lettres polygraphe, ami de Flaubert, Maxime Du Camp (1822-1894) mêle dans ces Académiciens de mon temps ses talents d’historien et ses dons d’observateur de la vie littéraire française, prolongeant ainsi ses Souvenirs littéraires de 1883.

 

Issu du fonds Du Camp de la Bibliothèque de l’Institut, ce texte inédit est présenté et annoté par Thomas Loué, maître de conférences à l’Université de Strasbourg, spécialiste d’histoire culturelle de la France, et notamment du monde des revues au XIXe siècle.